Tu savais que le bus de “Into the Wild” venait d’être déplacé ? C’est même l’armée américaine, qui s’en est occupée. Mais si, tu sais, l’histoire (vraie) de ce type, Christopher McCandless qui, alors qu’il vient d’être brillamment diplômé, brûle tous ses papiers, envoie ses économies à une asso caritative, et part à la recherche d’une sorte de paradis intérieur, pur et sain. Qu’il trouvera au fin fond de l’Alaska dans un bus abandonné où il s’empoisonnera en bouffant une plante comestible qu’il pensait avoir reconnue dans un guide botanique.

Tu vois ce type ? Et bah, rien à voir avec moi. Moi, en voyageant à moto, je ne fuis rien, je n’ai aucun compte à régler, que ce soit avec moi-même ou avec les autres. En revanche, les décors, les paysages et la nature sauvage de cette histoire me fascinent. Ce bus improbable au milieu de nulle part aussi. Et bien d’autres également, puisque deux personnes sont déjà mortes (dont une noyée) en tentant de rejoindre ce bus devenu désormais mythique. Une douzaine de personnes ont également dû être secourues. D’où le déplacement du bus vers une zone sécurisée, avec soi-disant dedans, la valise de Christopher.

En rejoignant l’Islande, une toute petite île coincée entre le Groënland et la Norvège, j’ai un peu eu l’impression de partir vers mon “Into the Wild” à moi. Des glaciers, des volcans (dont Eyjafjöll qui, voilà neuf ans, paralysa l’espace aérien pendant plusieurs jours), des pistes données pour infranchissables avec des rivières déchaînées. Mais aussi des rangers à l’accent à couper au couteau, qui te disent : « Hey mec, fais gaffe ! Si tu continues sur cette piste, tu vas devoir franchir deux rivières. L’une d’elles fait environ 60 mètres de large et tu auras de l’eau à la taille. Il y a du courant. Décharge tout ce que tu peux comme bagages et suis la corde qui a été tendue, c’est l’endroit le moins profond. Et s’il t’arrive le moindre problème, appelle le 112 ! » Heu ouais … enfin si je parviens à attraper mon téléphone à cet instant… alors que je suis en train de me débattre, emporté par le courant !

Le ranger a alors repositionné ses lunettes sur son pif, rentré le bras qui sortait de sa portière, passé la première, et s’est cassé dans son 4×4. Me laissant désormais avec mes doutes et … ma trouille. Ouais ma trouille, alors qu’il pensait juste m’informer, m’aider et me rassurer. Sans d’ailleurs jamais, mais alors jamais, essayer de me dissuader. Il faut dire que cette petite histoire de « ruisseau » à franchir n’a pour lui, aucune importance. A l’heure où plus de 3.000 secousses sismiques viennent d’être enregistrées et que le volcan Grímsvötn menace d’entrer en éruption… Sache d’ailleurs que le site “roads.is” recense en temps quasi réel, l’état de toutes les routes et pistes. Oui parce qu’ici, une piste, ça s’appelle une route. Le off-road pour eux, c’est quand tu traces au cap en dehors de tout chemin et c’est globalement interdit. Sur “road.is”, une piste de couleur rouge, donnée pour « impassable » (non franchissable), n’est pas interdite. A tes risques et périls. Il n’y a que quand c’est interdit que … bah, c’est interdit.

Bref, l’Islande, ça se mérite (sauf si tu veux faire le tour par la route circulaire “one” mais bon, c’était pas trop mon projet). Mieux l’Islande, ça commence comme la lecture d’un conte de fées. Ça commence par un long, long, long, très long voyage ! Tu peux y aller en avion mais alors, je ne te raconterai pas l’histoire. Il te faudra d’abord, rejoindre Hirtshals tout au nord du Danemark puis faire 48 heures de ferry avec un stop aux îles Féroé. Et là, enfin seulement là, après quatre jours, commencera l’aventure. L’aventure, elle a d’ailleurs commencé dans la cale du ferry lorsque je suis allé récupérer Betty. Elle n’avait pas bougé d’un millimètre. En même temps, avec son poids et son treuil, le ferry aurait bien pu faire trois loopings, qu’elle s’en foutait, Betty. Même pas mal ! Bref, en descendant en fond de cale, j’ai cru pouvoir recenser tout ce que la Terre, comptait comme véhicules bizarres, 4×4 (voire 6×6). Des bêtes absolues de franchissement : cellules de survie, treuils, snorkels longs comme des cous de girafes, plaques de désensablement, pneus lourds dignes des engins de terrassement de travaux, ça sentait le survivalisme à plein nez.

Du coup, nu comme un ver sur ma moto, fût-ce Ugly Betty, je me suis dit que j’allais passer un sale quart d’heure et qu’il était toujours temps de prétexter que j’avais le coronavirus pour faire demi-tour. Ou rester à bord parce que j’aime bien les croisières. Tu sais, t’as beau me répéter dans tes commentaires, que mon treuil ne sert à rien en Islande, puisqu’il n’y a pas d’arbres (faux sur 13% du pays, alors avec un peu de bol, j’en trouverais bien un) moi, mon treuil, je le garde. Ça me sert à faire illusion et à me rassurer. Et n’oublie pas que Betty n’est pas le véhicule parfait, absolu, mais juste l’expression de mon phantasme du Range Rover du Camel Trophy en version moto. N’oublie pas non plus que l’Islande n’est jamais que le shakedown (déverminage) de Betty avant de s’attaquer à plus costaud encore.

Bref, rassuré grâce à Betty, mais aussi parce qu’on ne plaisante pas avec le Covid (que je n’ai pas puisque j’ai dû passer un test à bord du ferry avant de descendre), j’ai mis le contact, démarré et j’ai pris la direction de l’immense rectangle de lumière qui matérialisait la sortie du bateau. Dans son cadre, j’ai aperçu, une montage enneigée … une cascade, un ciel dont le bleu azur tentait de rivaliser avec les toits rouges ou bleus des maisons en bois. Pas de grosse ville (l’Islande compte 350 .000 habitants presque tous massés à Reikjavik, faisant de cette île le lieu le moins densément peuplé d’Europe), juste un bourg, un paysage de conte de fées et une route.

Bon, par contre, dès les premiers kilomètres, je te cache pas que j’ai été un peu déçu. Y’a des cascades partout. Mais alors partout. Qui sortent de nulle part. Ici, la montagne est percée comme un arrosoir. Ça part, ça gicle, ça coule, ça fuse de partout. Même chose pour les geysers. Ça fume, ça suinte, ça embue. Ho, les gars ?!? Visiblement, la plomberie, c’est pas votre truc hein. Faut me reboucher tout ça. Ça fait pas très sérieux quand on débarque. Et puis, il y a les paysages, les couleurs. Des lacs gelés qui se délitent en de petits icebergs, des coulées de lave, des volcans enneigés. J’hésite en permanence entre caméra sur trépied, Go Pro, drone ou stabilisateur pour te rapporter plein de belles images. Sérieux, je fais comment pour avancer moi ? J’ai des bornes à faire. Sans compter que ça distrait le conducteur, pire que le téléphone au volant. Dernier souci et pas des moindres, j’attaque l’île par l’est en filant nord-ouest. Et c’est plein d’arbres.

Partout. Dans mon cerveau, ça n’a fait qu’un tour. Même les petits arbres, ils avaient l’air de faire l’affaire. Sérieux quand t’es né là, sur un bout de rocher, hostile, à hauteur du cercle polaire, où les volcans sont plus en colère que Poutine et Trump réunis, même si t’es tout petit et rabougris, c’est que t’as décidé de vivre. Coûte que coûte. J’suis sur que sous leurs airs chétifs, ils ont des racines de la taille d’un chêne centenaire. À te tracter un 38 tonnes équipé d’un treuil. Alors excuse-moi, mais tracter Ugly Betty ça les fait doucement sourire hein. Du coup, ça m’a donné envie de rater un virage! Comme ça pour voir ! Histoire d’essayer mon treuil. Et puis, finalement non. J’me suis ravisé, je suis resté sur la route. Belle, tournicotante, enivrante! C’était sans doute trop tôt pour qu’il m’arrive des conneries ! Et puis tu sais, pour les coins où y’aura pas d’arbres, bah j’ai aussi apporté un pieu et une masse de cinq kilos. Histoire de rajouter du poids. C’est sans doute mon côté à la masse ça, faut pas hésiter à tout tester dans la vie, histoire d’être sûr que ça ne marche pas.

Il est midi, j’ai 350 bornes à faire dont les trois quart en off road. Mais curieusement je m’en fous. Je sais qu’il ne fera pas nuit et que la fatigue sera désormais mon seul compteur, ma seule horloge, mon métronome. J’adore cette idée de sortir des contraintes. Amaury, si tu me lis, tu sais quoi ? J’ai même pris le temps de faire le plein d’essence correctement, de prendre des vivres et de manger un fish and ships ! Si j’te jure que c’est vrai. Un vrai dingue, j’me suis pas reconnu moi-même (t’inquiète hein, par la suite je me suis vite repris). En Islande, tu peux débarquer dans un camping à n’importe quelle heure. Tu t’installes et on verra le reste après ! T’imagines chez nous: « la réception est fermée mais prenez place on vous apportera le petit dej’ « . Je vois déjà les proprios de campings motards bondir. « Et puis quoi encore? ». Bah, franchement, avec des croissants ça serait encore mieux 🙂 ». Bon avant de me fâcher avec tout le monde, je te laisse. Je suis arrivé à l’embranchement de la piste 907, l’aventure commence !

Si t’es arrivé jusqu’au bout de ce texte, il y a deux solutions. Un : t’aime pas lire et t’es juste maso. Ton truc à toi, c’est à la recherche du temps perdu de Marcel Proust (publié en 7 volumes mais rassure toi il existe aussi en une seule édition de 2.400 pages soit le record du Guiness Book. Deuxième solution: tu aimes lire et ça t’a plu (c’est quand même improbable le nombre de dingues que compte cette terre). T’es un Warrior, un winner. Koh Lanta ne te mérite même pas alors, et je propose quelque chose. Tu publies ici, en commentaire (ou via un lien) et accompagné du #surlaroutedevosprojets (hastag de la Banque Postale qui a osé se lancer dans le financement de ce projet) ton récit de voyage à toi. Ton souvenir le plus dingue. Les meilleurs (faudra pas m’en vouloir pour la sélection) seront également publiés sur mon site internet : https://www.laurent-cochet.com/. A toi de jouer !

#surlaroutedevosprojets
Merci à La Banque Postale. Sans eux, pas d’aventure, pas de rencontres, pas de projet, pas de découverte !

L’Islande avec Ugly Betty et La Banque Postale, épisode 1

| Ça sent le vécu, histoires vraies, Islande avec Ugly Betty | 3 commentaires
Lolo
A propos de l'auteur
- Tout ce qui est déglingo, débile, pas tout-à-fait net et qui a deux roues, c'est moi qui l'essaie ! Après quelques années passées à Moto Journal, j'ai décidé de vous raconter l'histoire de la moto en vidéo sous mes propres couleurs !

3 commentaires

  • Avatar
    jerome.sort

    Je longtemps fantasmé l’aventure, rêvassant de baroude sauvage en mode cassoulet lyophilisé et duvet en film étirable. Et puis je me suis rendu compte que j’étais atteint d’une grave maladie ; depuis tout petit je développais « la pleutre », sorte de paralysie volontaire qui t’empêche de prendre le moindre risque et complique la prise de la moindre décision, baguette moulée ou baguette tradition, damned! Alors avec le temps j’ai appris à vivre avec, avec mon mal, mon totem d’intémérité. Puis, las, j’ai fini par agir en bon diplomate avec mes multiples moi : j’ai commencé à négocier, histoire de contenter tout le monde! C’est comme ça que j’ai atterri une première fois en Islande en 2005, pas de mérite, j’étais équipé de la meilleure arme pour l’aventurier pétochard : la Yaris de location, fiable, solide mais qui te rappelle la force de la nature au premier « Malbik Endar* » venu. Bon, puis pour le piment j’ai quand même préféré choisir un fin janvier – début février histoire de ne pas être emmerdé par les touristes (des gens comme moi qu’on reconnait facilement, ils ont une peau en Quechua qui devient fluo à la saison des amours). On m’avait vendu une île noire de basalte et je découvrais une ile blanche de neige. En tout cas j’ai kiffé la poudreuse comme les narines d’un présentateur TV un soir de 7 d’or, c’était beau, ça glissait même pas et ça faisait des lumières de malade. J’ai refais des trucs du genre 3 ou 4 fois en Islande et en Norvège. Puis je me suis rendu compte qu’il y avait pas d’aventure là dedans, c’était juste du tourisme de pingre, un tour de la cour à vélo avec les petites roulettes. Puis, j’ai perdu mon père.

    Il est mort en avril, on a travaillé près de 20 ans ensemble, on était quincaillers, en Bretagne, un métier pas forcément très compatible avec le XXIème siècle. Je connaissais « le papa », mais je connaissais peu l’homme finalement. J’avais pas de frères, pas de soeurs donc le papa tenait toutes les casquettes, forcément ça fait mal, ça fait toujours mal. Durant sa jeunesse, c’est à dire avant mon arrivée, il était motard, c’est une partie de sa vie que j’avais occultée, pour moi il n’avait été que « Papa ». Lors des visites de ses anciens proches au funérarium, le sujet de la moto revenait souvent, c’était un marqueur. Puis j’ai revu une photo, lui sur une BMW R50 du milieu des années soixante, elle était noire, il était roux, tête nue, la mèche brillante et rebelle, le regard perçant. Son blouson, trop serré, et ses bottes, tous deux de cuir noir, s’accordaient parfaitement à la moto. Sa grosse ceinture lombaire en cuir roux s’accordait à sa luisante crinière, il était fier, il était beau, il sentait bon le sable chaud, non je m’emballe.

    Incroyable, pendant 40 ans, j’étais passé à côté de ça, y’avait toute une part de mon papa que je ne connaissais pas. J’avais jamais penché mes yeux sur une moto, ça ne m’avait jamais intéressé. C’est pourtant comme ça que j’ai vécu une des plus simples mais de mes plus belles aventures. On était en avril 2015 dans le salon de visite du funérarium : je me promettais de passer mon permis moto, de trouver une moto et de rejoindre Mantes la Ville pour voir la maison dans laquelle il était né, et avant le 31 décembre, de comprendre ces sensations qu’il avait aimé. Je devais donc désormais affronter mon autre pire ennemi : la deadline. Comme tout choix logique et raisonnable j’ai d’abord commencé par choisir la moto. A ce moment là, mon exigence ne put être qu’à la hauteur de mon budget : 500 euros. Puis au hasard d’un site de rencontre entre motos et motards appelé Le Bon Coin, elle était là, noire, repeinte trop rapidement à la bombe, quelque part entre Mad Max et Tatie Danielle. Elle empestait la vieille essence, la solexine et semblait suinter à chaque articulation. C’est un retraité anglais qui la vendait, un collectionneur, elle trônait parmi des Norton et des Sunbeam, celle là c’était son kangoo, sa moto pour aller à la déchèterie avec son top case de 500 litres, j’ai explosé mon budget sur un coup de coeur : 600 euros, mais avec 450 kg de pièces de rechange. Vendu, c’est exactement ce qu’il me fallait.

    Il faut toujours se rappeler du prénom de son premier amour alors je lui ai donné un blase : elle s’appela Gisèle, fière honda CXE 575 de 1985 (Un cadre de 650 et un moteur de 500 ça fait une 575…). Et pour le détail qui tue, la dernière moto de mon papa fut une Honda CX 500 de 1978, mais bleue, parfait. Ça s’enquillait bien. Puis j’ai passé le permis, ou plutôt j’ai commencé à me confronter à des mômes de seize dans l’octogone de l’humilité : la salle de code. Ça a fini par marcher. Le plateau a fini par marcher aussi mais au bout du 2ème passage seulement, big up aux crash-bars! J’ai eu mon permis le 17 août 2015 puis dès le 1er septembre, je commençais un nouveau boulot, un peu partout en France sauf près de chez moi. Les espoirs de tenir ma promesse s’effilochaient comme un tour de cou en laine 1er prix sur la fermeture éclair d’une veste toutes saisons. Déjà arrivé au 20 décembre, c’était repas de Noël avec mes nouveaux collègues, ils me demandèrent ce que je comptais faire de ma semaine de vacances, j’ai répondu que je ne savais pas, j’avais presque oublié ma petite promesse. Puis le 26 décembre, bourré de remords et de renvois, j’ai compris que c’était ma dernière fenêtre de tir, que je m’en serai voulu. J’ai alors fait le tour de mon cheval en fer, fait une petite vidange moteur-cardan pour me porter chance, mais je partais quand même avec une moto au kilométrage inconnue, sorte de Frankenbike, je la sentais aussi fiable qu’un homme politique en fin de campagne mais fallait y aller. Pour elle, le freinage était juste un courant de pensée philosophique mais qu’importe. C’est cette peur de la panne permanente, ce bruit de roulement de cardan qui commence 100 bornes après le départ, c’est ça qui donne le goût de l’aventure. Ah si, les températures comprises entre 0 et 4 avaient elles aussi un petit goût d’aventure, c’est à ce moment que j’ai égaré mon appareil reproducteur. Alors j’ai roulé, je n’ai pas croisé beaucoup de nouveaux camarades motards, je suis remonté par le bush normand, ils appellent ça le bocage, puis je suis redescendu en suivant la Seine, le Vexin, c’était un pied d’enfer, je n’ai jamais ressenti ça depuis, j’avais un goût d’aventure et de liberté à 300 bornes de la maison, en mode bidon d’huile et rouleau de gaffer, parfois il y a même eu du soleil plusieurs minutes de suite! Je n’ai pas voulu arriver à Mantes le Ville le jour même, je voulais y consacrer un début de matinée. J’ai été dormir à Evreux, puis j’ai rejoins solennellement le 75 route de Houdan le lendemain matin, forcément ça givrait sinon y’aurait pas eu de plaisir. Forcément j’étais ému, parce que je mettais dans un grand shaker des émotions, des remords et des souvenirs, mais qu’est que c’était beau. J’avais été au bout de mon humble aventure, et c’est toujours la seule qui compte. C’est l’intention qu’on y met, c’est pas le lieu, c’est pas les moyens, c’est son intention. J’avais fait un petit mille borne indéfiniment accompagné par mon papa motard, cette part de lui que je ne connaissais pas avant.

    Depuis j’ai racheté une autre moto, plus jolie, plus fiable, plus sûre, mais je lui ai pas donné de prénom… Il a fallu que je la revende l’hiver dernier, parce que parfois, même avec du beurre, le chrome est non-comestible, mais ça reviendra. Je sais pas quelle sera ma prochaine aventure mais j’espère qu’elle aura un peu du goût de celle-là. En attendant ces nouveaux jours, je vis en regardant les aventures de gentils fous qui semblent ne jamais avoir attraper la pleutre parcourir le monde entier comme on ferait un tour de périph’.

    *le Malbik Endar : quand tu lis le panneau triangulaire la première fois, tu ne le comprends pas, puis quand 300m plus loin la route bitumée s’arrête subitement et devient une tôle ondulée de gravillons, tu te dis que « endar » c’est proche de « end » non? Donc de fin. Et on peut imaginer que malbik ça doit vouloir dire bitume ou enrobé. T’es super fier d’avoir appris deux mots d’islandais mais au bout de soixante bornes t’as les avant-bras en sport-elec.

    #surlaroutedevosprojets

Avatar

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.