Moto Tour 2016 – 5/5

Faire de la course en duo, une ineptie? Bah pas plus que de faire de la course en side-car ! T’imagines McGuinness derrière Guy Martin pendant deux tours au Tourist Trophy avant de les voir changer de place au moment du ravitaillement ? Ne mens pas, j’ai vu un petit sourire se dessiner sur ton visage … avant de réprouver fortement cette image en te disant que j’étais complètement frappé, malsain, tordu !

OK, je délire un peu, beaucoup même, mais il n’en reste pas moins qu’avec sa catégorie « duo », le Moto Tour a sacrément bousculé les consciences et défriché un pan de la compétition moto! Si Jarno Saarinen fut le premier pilote à déhancher, Roberts et Spencer les premiers à faire glisser une moto après avoir posé le genou à terre, et ben là aussi, t’as l’impression d’être un précurseur. A deux, tous les styles sont possibles et surtout à inventer.

De mon côté, avec Margaux ma passagère, je suis davantage parti vers la piste « freestyle », la laissant faire ce qu’elle voulait. Et ce qu’elle voulait, Margaux, c’était vivre le truc intensément, déhancher, sortir la tête façon MotoGP. En prendre plein la quiche et le palpitant à la limite du rupteur et de l’infarctus. Sur le bord de route, les observateurs n’en sont pas revenus. De mon côté, il n’y a que sur les changements d’angle très serrés que j’ai ressenti un peu de « déséquilibre » au guidon. J’ai rien dit même si je me suis tout de même montré secrètement heureux qu’elle n’ait pas décidé de sortir le pied lors des freinages appuyés.

Du coup, les 160 chevaux de la BMW S 1000 XR, l’efficacité de son châssis et de ses suspensions ont été à la hauteur de cette inhabituelle tâche qui lui était confiée. En fait, le plus dur restait de maîtriser les wheelings intempestifs avec cette sensation de piloter une Superbike de 250 chevaux. Miam ! Bref, je le reconnais, rouler vite à deux, c’est une lourde responsabilité (mais pas plus qu’en side-car ou qu’en rallye auto avec un co-pilote) mais partager ainsi une telle aventure fut un réel plaisir et en aucun cas une frustration.

D’autant que perso, je ne risquais pas de divorcer suite à un freinage tardif ou à un excès d’optimisme puisque, la Margaux, je l’ai recrutée sur Facebook. En revanche, du côté des autres équipages duo, je peux te dire qu’il y a eu quelques moments de tension avec au final, le bénéfice d’un couple mis à l’épreuve et renforcé. Mais puisque je te le dis, écoute : le Moto Tour, c’est cent fois mieux qu’un psy de couple ou qu’un petit troisième pour raviver la flamme ! Vous avez un an pour vous préparer !

Photos Paul Vilcot

Moto Tour 2016 – 5/5

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Lolo
A propos de l'auteur
- Tout ce qui est déglingo, débile, pas tout-à-fait net et qui a deux roues, c'est moi qui l'essaie ! Après quelques années passées à Moto Journal, j'ai décidé de vous raconter l'histoire de la moto en vidéo sous mes propres couleurs !

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