Tout ce qui est déglingo, débile, pas tout-à-fait net et qui a deux roues, c’est moi qui l’essaie !

Mais comment en suis-je arrivé là ?
1992, je sors tout frais de mes études avec un improbable diplôme de maîtrise de Langues Etrangères Appliquées pour entrer comme stagiaire dans un magazine hebdomadaire de moto. Dès l’année suivante, je me vois voit confier le traitement des Grands Prix en tant que Grand Reporter. Jusqu’en 1997, je côtoie les Rainey, Doohan, Schwantz, Biaggi, Jacque, Rossi aux 4 coins du Monde. Une vie de rêve au sein d’un milieu fermé et hyper élitiste. Et pourtant, il me manque clairement quelque chose. Il m’aura fallu 5 années pour me résoudre à l’évidence : je préfère faire de la moto et le raconter bien avant le fait de raconter ce que les autres font à moto. 1998, je prends donc la direction des essais de ce magazine. Là encore, erreur ! Gestion technique, gestion des hommes, relecture des papiers, je m’ennuie. 2007, je propose à mon employeur une WebTV. Un pari osé, You Tube n’a que deux ans et n’en est qu’à ses balbutiements. Dans le domaine de la moto, personne n’a encore osé se lancer avec autant d’ambition dans l’exploitation de ce nouveau média. A ma pudeur défendante, le projet est visionnaire, et le succès au rendez-vous. La WebTV se développe de manière fulgurante jusqu’à atteindre 33 millions de vues en 2012. J’embrasse sans retenue aucune, tous les métiers de la production vidéo: scénariste, auteur, réalisateur, journaliste, voix of, diffuseur et même parfois cadreur, pour réaliser plus de 250 vidéos qui seront également reprises en télévision dans l’émission V6 sur ABMoteur.

Aujourd’hui, si le doute est toujours là au moment de scénariser une vidéo, de jouer avec les mots et l’humour (un exercice périlleux et toujours très difficile), je sais très exactement ce que je veux. Conter aux internautes avec humour, décalage, finesse, envie, passion, la chance extraordinaire qui m’a été donnée dans la vie : à savoir faire de la moto, des road trips, des rencontres, vivre des aventures toujours palpitantes et excitantes. Faire ce que l’on nomme pompeusement mais assez justement du « story telling » : prendre les gens par la main, les faire vibrer au rythme de mes rencontres et défis. Que ce soit pour rallier Paris à Dakar, découvrir les usines Ural au fin fond de la Sibérie, rejoindre le Cap Nord en plein hiver avec des pneus cloutés, ou plus simplement mais de façon tout aussi passionnée raconter ce que font les filles à moto, ce qui se ça fait de rouler à moto électrique, de se lancer dans le mur de la mort ou dans un backfkip sans technique aucune… Aujourd’hui encore, à moto, j’ai l’impression d’avoir 10 ans comme quand je rêvais devant les grands à moto. 10 ans pour encore longtemps je l’espère.

Des récompenses ?
– Une sucette pour mon passage en 6è
– Une mob pour mon passage en seconde
– Des crédits pour payer mes GSX-R quand j’étais à la Fac
– Une jolie coupe de vainqueur de la catégorie Open aux 24 heures du Mans 2009 (la Métisse, seule engagée dans la catégorie avait finie dans un rail)

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