TRAVERSÉE DE LA SIBÉRIE A MOTO 5/5 ► ARRIVÈE MAGIQUE À VLADIVOSTOCK

Moscou – Vladivostock, fin d’un fabuleux road-trip de 19 jours et 11.997 kilomètres.

Petit texte pour signer comme il se doit cet ultime opus ;-)

Moscou/Vladivostock : j’ai pas du tout le sentiment d’avoir été un héros mais assurément celui d’avoir vécu. Vivre c’est se réjouir, s’enthousiasmer, rencontrer échanger mais aussi douter, pester pour rendre les premiers moments encore plus forts et beaux. Je vais être franc avec toi. Au départ de Moscou, j’ai même douté. Je me suis dit « est-ce que tu pousses pas le bouchon un peu loin, Lolo ? Est-ce tu vois pas trop grand ? Tout seul avec tes caméras ? T’es sûr de ce que tu fais ? ».

Bah non. Mais à l’arrivée, tout va me manquer. Les gens, fabuleux. Les routes pourries mais uniques. Les trous dans le bitume. Les paysages alternant monotonie et magie. La sensation de ces immenses étendues à perte de vue. La conduite libre dans tous les sens (c’est pas bien mais j’en ai profité). Les lignes droites, les pistes. Tout va me manquer. Tiens même le convertisseur de réseau mobile va me manquer. 4g égale edge. 3G égale « appel des secours uniquement  » et crois-moi sur la route ici, la 3G, c’est utile.
Tu vois, je ne suis pas une agence de voyage, j’ai rien à te vendre mais moi, dans la Russie, je prends tout sans rien jeter ni renier. Toi aussi tu vas me manquer mais j’ai encore un paquet d’idées pour te faire rêver. En traînant la patte, je suis entré dans Vladivostock et là, c’était comme dans un rêve. L’émotion m’est montée à la gorge. Je suis arrivé sur un immense pont qui franchit la baie de Vladivostock, il y a avait une petite bruine et une brume qui s’accrochait au loin sur les reliefs.

J’ai cru que j’allais voir un sous-marin russe jaillir de l’eau. Je sais pas pourquoi, Vladivostock, j’imaginais ça exactement comme ça. Je suis arrivé à l’hôtel, j’ai dessanglé la Multistrada et je lui ai fait un bisou. Je suis pas Rossi, j’ai rien gagné. Mais avec la Multi, on s’est fait confiance. Elle m’a dit qu’elle s’appelait « Enduro », j’ai bien voulu la croire et elle m’a pas déçu. Pour ce genre de périple, elle m’a apporté confort, facilité et fun au quotidien. Moi, j’avoue, j’ai un peu abusé de sa confiance. J’ai adoré son châssis, son moteur, son confort, son efficacité. Elle est devenue ma meilleure alliée pendant ce périple qui est capable de te démonter, sans outils, une moto chinoise en 1.000 km de transsibérienne défoncée.

C’était magique. Alors merci à la Multi Enduro. Merci à Ducati de m’avoir fait confiance, merci à ma compagne Marie et à nos deux enfants Sam et Jo qui m’ont terriblement manqués.

REMERCIEMENTS
– Studio Sports, le spécialiste drone et caméra
– Dmitry Bulychev et Dmitry Grinberg du Ducati Store de Moscou
– Ilya NiLs Izotov du Ducati Club de Moscou
– Aleksander à Vladivostock
– Александр Сегин
– Ma femme Marie et mes deux enfants, Samuel et Jonas

MUSIQUES UPPM
« Synthetic Tropics » – GAL 148_6 – Le Fat Club
« Chops and Drops » – BR 598_6 – Cooper
« Bright new Morning » – ATMOS 331 _1 – Pollard/Salked
« Wings of Summer » – ATMOS 280_29 – Holborn/Henries
UNE PRODUCTION LOLO PROD
Chaîne « Lolo Cochet » sur You Tube
Facebook : https://www.facebook.com/lolo
Site : www.laurent-cochet.com
Réalisateur : Laurent Cochet
Chef Opérateur : Laurent Cochet
Montage et Mixage : Laurent Cochet

Lolo
A propos de l'auteur
- Tout ce qui est déglingo, débile, pas tout-à-fait net et qui a deux roues, c'est moi qui l'essaie ! Après quelques années passées à Moto Journal, j'ai décidé de vous raconter l'histoire de la moto en vidéo sous mes propres couleurs !